25.05.2009
Interview avec Aude de Kerros: d'ou vient l'art contemporain ?
Réalisé par Valentin Fiumefreddo
Absurde et incompréhensible, l'art contemporain ? Certes. Neanmoins, dans un essai densément argumenté, l'Art caché (Eyrolles, 2008) cette artiste professionnelle et diplômée de Sciences-Po, essaie d'aller plus loin que le rejet, naturel et normal, que suscite chez vous et moi telle toile unicolore ou tel objet grotesque suspendu aux faux plafonds du centre Pompidou. L'art contemporain, selon ce critique d'art, est un produit délibéré de la société moderne, répondant à certains besoins et à certaines necessités qui ne doivent rien au hasard... Surexposé, l'art contemporain dissimule un autre art, que d'aucun appelleraient le "vrai", et qu'Aude de Kerros appelle l'Art caché.
Aude de Kerros: "L'art caché" 1 de 4
envoyé par Fried von Meinaufeldt. - Découvrez plus de vidéos créatives.
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02.05.2009
Vidéo - Gonzague Saint-Bris parle d'architecture et de Paris
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Entretien au Berkeley avec Gonzague Saint-Bris, écrivain, journaliste et historien. Un film qui devrait durer beaucoup plus longtemps pour survoler tout ce qu'il a à dire sur ce sujet. Il évoque l'Arc de triomphe, le grand Paris, la gare du nord, la place des Vosges...
Les ouvrages de Gonzague Saint Bris sont nombreux. Références, titres, éditeur sur cette page cette page du site www.evene.fr.. Ci-contre, le dernier:[Biographie] Editeur : Télémaque
Publication : 16/11/2008
23.04.2009
Inimaginable!
Attention, mobilisez vous. Faites n'importe quoi, mais agissez. Mettez leur la pression, écrasez les de spam, de lettres, manifestez, peu importe.
Un maire, celui de Saint-Chamond (Loire) veut, rien de moins, qu'organiser un référendum sur la démolition d'une église! Oui, vous avez bien entendu. Ce n'est pas le maire d'une petite ville de l'ex-RDA en 1950, ni Staline, ni Ceocescu ou Erich Honecker. Ce ne sont pas non plus les vandales de la Commune de Paris et ses destructions d'incultes et de barbares avinés. Non, juste un maire pompidolien, qui met aux voix le patrimoine de de la nation. Votre patrimoine.
L'église, Notre-dame de Saint-Chamond, nécessite des travaux, c'est vrai. Mais comme, périodiquement, de nombreux édifices historiques, comme toute maçonnerie ancienne. Par ailleurs, elle n'est pas protégée: c'est une copie d'église romane du XIXème siècle, commencée en 1876.
Mais voilà: il y a des gens qui ne croient pas en Dieu, donc l'église ne sert peut être à rien. Donc, bah, c'est simple: on la démolit, ou pas ? DEMOLIR! Une construction en pierre, irremplaçable. Comme si il voulait bien nous montrer qu'il met aux voix la survie d'un édifice de valeur, le Maire s'est fendu d'une plaquette ou l'on nous apprend que les vitraux sont dûs au maître verrier de Chartres Nicolas Lorin, que l’orgue est de Michel Mercklin, inauguré en 1883, que la tour est équipée d’un "carillon monumental" composé de 10 cloches fondues par Charles Arragonet et inauguré en 1892. Enfin il est dit que c’est l’une des plus grandes églises dela région, longue de 60 m et pouvant contenir 1000 personnes.
Cette consultation sera, selon le Maire "un grand moment de démocratie". Autrement dit, on va demander leur avis aux habitants sur la survie d'un édifice historique, donc y compris à ceux pour qui le patrimoine historique n'a aucun intérêt.
Il est évidemment question d'argent: 4 millions €. Mais de qui se moque-t-on ? L'Etat a gaspillé des milliards dans des projets pharaoniques aberrants comme les grand travaux mitterrandiens ou les gags de Jean Nouvel, projette la construction de tours, rénove l'hideuse faculté de jussieu et son amiante, mais laissera s'écrouler une charmante église qui constitue le coeur et l'identité d'une petite ville.
Ce serait un précédent terrifiant considéré le nombre d'églises déjà désaffectées de fait par l'évaporation des fidèles pratiquants. Si une telle décision était prise, ce sont des milliers d'édifices inestimables qui seraient en danger. Ne comptez pas sur Caroline Fourest pour protéger ce patrimoine.
Car ce qui est stupéfiant, c'est le terrain sur lequel se situe la querelle: exclusivement le problème de l'affectation au culte. Et le pire est l'attitude de l'évêché, qui se contenterait, le cas échéant, de la reconstruction d'une église plus petite à la place. Cela serait clairement pire encore que rien: on sait ce qu'il en est: une église "plus petite", cela veut dire une construction moderne qui défigurera, parceque moderne, donc forcément, les abords (exemple ci-contre: Notre-Dame de l'Arche d'Alliance, 58 rue de la Procession à Paris). Autrement dit, on va enlaidir une ville de manière irréversible, une fois de plus. Une oeuvre artistique va disparaître pour un objet en toc: la fugue de Bach (car c'est cela, le remplacement de l'ancien par du moderne) va être remplacée par un jingle publicitaire.
Rappel: l'architecture moderne, cela n'existe pas: ce n'est que du design et de l'industrie. L'architecte d'aujourd'hui est un dessinateur que les ingénieurs et les industriels du bâtiment tolèrent tout juste avant de l'écarter le plus vite possible. Il n'y a donc aucune équivalence entre une église "A", ancienne, et une église "B", moderne. L'église "moderne" est au mieux un objet jetable, Kleenex, industriel, au pire un gag provocatif. Dans tout les cas, un moins esthétique. Un "machin moderne", quoi. Moche donc, par définition.
Rentrez vous cela dans le crane: une construction ancienne démolie n'est JAMAIS remplacée par son équivalent moderne, car un tel équivalent" n'existe pas.
Je suis un réac aux goûts dépassés, hein, c'est cela ? Alors Monsieur Kizirian (maire de Saint-Chamond), je vous demande ce que va devenir ce lion ? Il sera concassé, je suppose. Donc une oeuvre d'art va être détruite. Il y a un mot pour cela: vandalisme.
Et que va devenir ce vitrail ? Pilé, ou démagogiquement entreposé dans un musée bidon ?
Et que va devenir ce portail et ses colonnes copiées de l'Eglise de Saint Denis ?
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